vendredi 29 janvier 2010

Le sponsoring : l'Eldorado des joueurs de poker

Le sponsoring : l’Eldorado des joueurs de poker

Lorsque l’on veut prétendre à une « carrière » dans le monde professionnel du poker, l’objectif c’est évidemment l’intégration dans une team sponsorisée. Il y a beaucoup de prétendants et finalement peu d’élus.

On pourrait débattre des heures sur « qui doit être sponsorisé ? » ou « un tel mérite, un tel mérite pas » ou encore « c’est injuste que celui là soit sponso alors qu’il y en a pleins qui attendent leur tour ». Bref non seulement il y a peu d’élus, mais en plus la sélection provoque certaines frustrations. C’est normal, c’est humain. Ceux qui arrivent à se débrouiller avec des cartes peuvent se demander « pourquoi lui et pourquoi pas moi ? ».

Il faut savoir raisonner, faire un travail sur soi-même. Oui la jeunesse est privilégiée, mais non elle n’est pas l’unique source de joueurs sponsorisés. Il suffit de regarder le tout fraichement sponsorisé de l’équipe Barrière : Bruno Benveniste qui n’est plus tout jeune (mais t’es pas tout vieux non plus Bruno t’inquiète ;) ). Il faut un savant mélange entre « jeunes loups du net » d’un côté et « vieux gars aux crocs acérés » de l’autre.

Une team finalement c’est un fragile équilibre et en l’absence de résultats, en cas de bad run, vous pouvez vite redescendre de votre nuage. C’est la cruelle loi du poker, il ne faut jamais oublier que de l’argent est en jeu.

La vie d’un joueur sponsorisé est un peu plus sereine que la vie d’un joueur pro qui cherche à se faire financer ses tournois, à faire des satellites, à payer ses frais de déplacements… Bref cet objectif reste l’Eldorado du joueur. C’est un peu comme quand une gamine devient chanteuse ou actrice : tellement de prétendantes, peu d’élues, tant de déçues !

Puis c’est con à dire mais quand on est sponso il n’y a pas que l’argent qui rentre en jeu : on défend des couleurs et on est content de les porter ! Puis ça fait toujours plaisir de coller le nom d’un site sur ses habits. On peut porter des sponsors car il y a un apport financier ou alors tout simplement par amitié et ça arrive fréquemment ! On porte le logo de Club Poker mais ils ne payent pas votre buy-in, idem pour Live Poker par exemple. A Deauville j’ai fait de même avec la future team Poker Leaders. Je suis ami avec les managers et j’ai accepté de porter les couleurs de cette équipe par amitié. Je tiens d’ailleurs à féliciter Stéphane Albertini qui termine 6ème du Main Event de l’EPT de Deauville.

Je ne veux pas rentrer dans les détails du sponsoring. Ne me demandez pas si c’est un objectif pour moi : bien sûr que s’en est un ! Ai-je des pistes ? des préférences ? Est-ce que j’ai des chances ?

Qui vivra verra, tout ce que je sais c’est que nous sommes nombreux à être à la quête de l’Eldorado !

3 commentaires:

Anonyme a dit…

La mediatisation des joueurs de poker est un enjeu colossale pour les poker room du net il est sur qu'un joueur sponsorisé a moins de pression par rapport à sa bankroll!
Mais le joueur qui ne l'est pas à les crocs !!!! il a faim contrairement aux autres qui ont de quoi manger

lecorback a dit…

Tu vas y arriver mec !

Encore un belle article de ta part.

A bientôt

Anonyme a dit…

La pression n'est-elle pas, justement, indispensable à tout compétiteur pour donner le meilleur de lui-même ? Je comprends les réalités financières du circuit de tournois - en gros, sans sponsor, pratiquement personne ne peut financer une année de buy-in et de frais annexes. Mais l'argent des sites ne serait-il pas mieux utilisé s'il venait grossir les prize-pool, permettant ainsi à toutes les places payées d'être vraiment rentables ? En tennis et en golf, un pro qui a des résultats réguliers, sans jamais gagner un big event, peut vivre de son métier. Au poker c'est impossible.
De plus, les joueurs sponsorisés finissent par former une sorte de caste qui se permet un peu n'importe quoi sans se mettre en danger. Je parle très concrètement, au niveau des coups joués et des risques pris.