vendredi 29 janvier 2010

Le sponsoring : l'Eldorado des joueurs de poker

Le sponsoring : l’Eldorado des joueurs de poker

Lorsque l’on veut prétendre à une « carrière » dans le monde professionnel du poker, l’objectif c’est évidemment l’intégration dans une team sponsorisée. Il y a beaucoup de prétendants et finalement peu d’élus.

On pourrait débattre des heures sur « qui doit être sponsorisé ? » ou « un tel mérite, un tel mérite pas » ou encore « c’est injuste que celui là soit sponso alors qu’il y en a pleins qui attendent leur tour ». Bref non seulement il y a peu d’élus, mais en plus la sélection provoque certaines frustrations. C’est normal, c’est humain. Ceux qui arrivent à se débrouiller avec des cartes peuvent se demander « pourquoi lui et pourquoi pas moi ? ».

Il faut savoir raisonner, faire un travail sur soi-même. Oui la jeunesse est privilégiée, mais non elle n’est pas l’unique source de joueurs sponsorisés. Il suffit de regarder le tout fraichement sponsorisé de l’équipe Barrière : Bruno Benveniste qui n’est plus tout jeune (mais t’es pas tout vieux non plus Bruno t’inquiète ;) ). Il faut un savant mélange entre « jeunes loups du net » d’un côté et « vieux gars aux crocs acérés » de l’autre.

Une team finalement c’est un fragile équilibre et en l’absence de résultats, en cas de bad run, vous pouvez vite redescendre de votre nuage. C’est la cruelle loi du poker, il ne faut jamais oublier que de l’argent est en jeu.

La vie d’un joueur sponsorisé est un peu plus sereine que la vie d’un joueur pro qui cherche à se faire financer ses tournois, à faire des satellites, à payer ses frais de déplacements… Bref cet objectif reste l’Eldorado du joueur. C’est un peu comme quand une gamine devient chanteuse ou actrice : tellement de prétendantes, peu d’élues, tant de déçues !

Puis c’est con à dire mais quand on est sponso il n’y a pas que l’argent qui rentre en jeu : on défend des couleurs et on est content de les porter ! Puis ça fait toujours plaisir de coller le nom d’un site sur ses habits. On peut porter des sponsors car il y a un apport financier ou alors tout simplement par amitié et ça arrive fréquemment ! On porte le logo de Club Poker mais ils ne payent pas votre buy-in, idem pour Live Poker par exemple. A Deauville j’ai fait de même avec la future team Poker Leaders. Je suis ami avec les managers et j’ai accepté de porter les couleurs de cette équipe par amitié. Je tiens d’ailleurs à féliciter Stéphane Albertini qui termine 6ème du Main Event de l’EPT de Deauville.

Je ne veux pas rentrer dans les détails du sponsoring. Ne me demandez pas si c’est un objectif pour moi : bien sûr que s’en est un ! Ai-je des pistes ? des préférences ? Est-ce que j’ai des chances ?

Qui vivra verra, tout ce que je sais c’est que nous sommes nombreux à être à la quête de l’Eldorado !

mardi 26 janvier 2010

0 pointé pour l'EPT de Deauville

0 pointé pour l’EPT de Deauville
 



Y’a pas à dire… Y’a des semaines comme ça où on a l’impression que rien ne va. C’est ce qui s’est passé lors de mon séjour à Deauville. Pourtant le 20 Janvier c’était mon anniversaire et j’attendais un petit quelque chose de Dame Lachatte. Je n’ai rien eu, pire, c’est la poisse qui m’a suivi tout au long de cet European Poker Tour !

Même pas un day 2 sur le Main Event!

Pendant trois heures je ne vois aucune carte. J’arrive tout de même à rester aux alentours du tapis initial (30.000 unités) en volant quelques coups. Puis sur les blinds 75/150 je touche enfin la pocket rockets : les As ! Je suis Under The Gun et je décide de juste limper, espérant pouvoir faire par la suite un squeeze. Premier problème : pas de raise, donc pas de squeeze, donc nous sommes 7 joueurs à voir le flop… Cette main ne s’annonce pas aussi bien ! Le flop dévoile Q-2-4. J’ouvre à 550 et finalement un joueur en position me paye. De 7 à 2 c’est déjà un peu mieux ! La turn est un 7 et j’envoie à nouveau une mise de 1.350 qui est payée. La river est à nouveau une Q. Cette fois je check et il effectue un overbet à 3.700 que je paye. Il me montre QT pour un brelan à la rivière… Pas cool mais c’est aussi un peu de ma faute. J’aurais du envoyer un peu préflop.

Un tour plus tard exactement je retouche les As donc à nouveau UTG. Je suis quelqu’un de têtu et je décide de reproduire le même schéma que précédemment, sauf que cette fois j’espère que le plan fonctionnera ! Le résultat est hélas le même : pas de raise et les blinds sont dans le coup avec un autre joueur en plus. Le flop donne A-9-T. Enfin je touche le jeu max au flop ! Je mise petit à 275 pour espérer être relancé. Ca loupe pas puisque la Small Blind reraise à 725. Je le tri-bet à 2.100 pour montrer une réelle force : j’ai-une-euh-bom-beuh-entr-euh-les-mains ! Mon adversaire me paye. La turn est un 8, il check et je check aussi. Peut-être un pressentiment de ma part…  La river est un 2 et la SB mise 3.800 et je paye. Il retourne QJ pour une quinte à la turn ! Cette fois le coup n’était pas trop mal joué, j’ai vraiment pas eu de chance.

Après ce coup il me reste 16.300 et les blinds passent à 200/400. Pierre Neuville raise en Middle Position à 1.050. Jamel Maistriaux call au bouton après avoir chatté set après set. Il possède devant lui un tapis plus que confortable : 100.000 en jetons pour une moyenne à 35.000 ! Pour ma part je décide de payer avec J8 en Big Blind pour 600 de mieux. Après tout j’ai besoin de faire des jetons ! Le flop dévoile 4c-7s-8s. Je touche la « paire max ». Je check pour tenter un raise après. Ca marche puisque Pierre check mais Jamel, lui, ouvre à 2.100. Je le relance à 5.100 et il m’envoie sa boite ! Réflexion, prise de tête, Doliprane… En temps normal si Jamel n’a pas 100.000 de tapis je passe. Si le flop est rainbow je passe aussi. Là dans le présent il peut envoyer sa boite avec As-5s et le tirage flush ou A7… Je finis par le payer perdant et il y a 25.000 dans le pot. Il me retourne 44 pour un brelan floppé… Et this is the hand !

Deux side events anecdotiques...

Sur un side à 1 500 € je saute au bout du troisième niveau. On a vu pire pour buster puisque j’ai une couleur max et mon adversaire possède une quinte flush ! Rien que ça ! On sourit, on enchaine  et on passe au side event à 2 000 €. J’arrive à aller jusqu’au day 2 (énoooorme satisfaction à la vue de cette semaine à Deauville !) pour finalement buster avec une action à tapis préflop AK contre paire d’As. Et en plus de ça le mec est à la BB… forcément ça aide !

Y’a pas à dire ces deux side events n’ont eu aucune réelle saveur. Peut-être à cause de ma déception suite au Main Event, peut-être un manque de concentration. Il y a un ensemble de mal joué et de manque de chatte et ça m’énerve un peu mais le pire reste à venir…

Le High Roller de la dernière chance!

C’était un peu le tournoi de la dernière chance. 20 000 € de buy-in et 26 joueurs en course et 3 places payées (le troisième touchant la modique somme de 100 000 €). Je passe le day 1 en étant légèrement en dessous de la moyenne, il reste alors 14 joueurs.

J’accède en table finale. Antony Lellouche maitrise les débats et moi je fais le max pour prendre des jetons et essayer de terminer en Head’s Up contre lui. Il reste alors 5 joueurs quand je décide de réaliser un bluff. Je joue contre Thorsson. Sur le flop 9c-Jh-Th je mise 13.500 et mon adversaire call. La turn est un 8h. Je check, Thorsson mise 25.000 et je le paye. La river dévoile enfin un 6h. Je prends une pile de jetons et mise 65.000 et mon adversaire fold en étant irrité. Pas grave moi je trace la route et prends les jetons ! Pour l’anecdote je lui montre ATo et Ludovic Lacay en remettra une couche en disant en dehors de la table « Il bluff toujours Eric ». Fais gaffe Ludo… pas toujours ;)

Et puis c’est la descente aux enfers. Nous sommes toujours 5 lorsque je pars à tapis (suite à de nombreux raise/re-raise) contre Thorsson qui possède 150.000 et moi 280.000 en jetons. C’est le coin flip puisque je possède Ako et lui QQ. Je ne touche pas mes cartes et je redescends à 150.000 alors que Thorsson lui monte de quelques étages et arrive à 310.000 unités. Pour faire simple si je passe ce coin flip c’est le Head’s Up assuré puisque Helppi est à 40.000 et Kabrhel est à 50.000 !

Et puis il arrive le temps de la cruelle bulle. Nous ne sommes plus que 4 après l’élimination de Helppi qui n’est autre que le vainqueur de l’année dernière. Je paye de BB le tapis de Martin Kabrhel avec A5. Il était short avec un tapis à 60.000 et me montre alors Q9o. Mon adversaire trouve un 9 à la turn. C’est la poisse et ça me poursuit ! Et puis sur le coup d’après aux blinds 3.000/6.000 je fais tapis avec une paire de 8. Thorsson me paye avec TT et je ne touche rien…

Elle est pour qui la bulle ? Elle est pour bibi ! 4ème = 0 € et le 3ème = 100 000 €. J’ai bataillé pour un gain nul. Je suis forcément hyper déçu et mine de rien ce tournoi de la dernière chance reflète ma chance générale.

Retenir, oublier et continuer d'avancer...

Je misais pas mal d’espoirs sur cet EPT. Réussir en France sur un tournoi international c’est quand même ce qu’il y a de mieux. J’y suis presque arrivé avec le High Roller mais finalement la chance m’a abandonné. Malchance et mal joué, tout s’est un peu mélangé.

Il faut maintenant retenir la leçon, faire le vide pour oublier cette semaine catastrophique et ensuite avancer pour pouvoir prétendre à la gagne à nouveau ! L’important c’est d’y croire et de s’améliorer.

Je retiendrai tout de même au moins une chose : une bien belle soirée en compagnie de mon ami Bruno Lopes que vous connaissez peut-être sous le pseudonyme de Kool Shen ! Même si on s’appelle deux fois par semaine, on ne s’était pas vu depuis la grande finale de l’EPT à Monaco. On a donc rattrapé un peu le temps perdu et ça m’a fait plaisir de le revoir ! Bon parler jusqu’à 6h du matin c’est pas très raisonnable mais j’l’adore trop mon poto !

Photo by Club Poker

mardi 19 janvier 2010

Ils ont marqué mon parcours (1)

Ils ont marqué mon parcours (1)

En un peu plus d’un an sur le circuit professionnel j’ai eu la chance de faire de belles rencontres. Certaines personnes sont devenues de vrais amis, de vrais copains. Ces personnes vous les connaissez sûrement pour la plupart, mais il y a aussi des joueurs plus discrets mais qui perceront, et puis il y a aussi des directeurs de tournois… bref le Cinéma a sa famille, le petit monde du poker aussi. Il suffit juste de bien choisir sa fratrie, ses compagnons de jeu, des personnes de confiance.

« Ils ont marqué mon parcours » sera une série de petits « portraits » de personnalités du poker auxquelles je me suis attaché ou encore avec lesquelles j’ai pu lier une amitié. C’est un peu plus d’un an de rencontres finalement, de bons souvenirs, d’anecdotes. C’est aussi l’occasion pour vous de voir ce qui se passe à l'extérieur des tables, en dehors du jeu, en dehors de tout ce que l’on peut vous montrer. Vous allez pouvoir voir ce qui se passe en coulisse vu de mon côté, en fait je vous emmène un peu avec moi. On quitte la table de poker ensemble et je vous présente les personnes qui ont marqué mon parcours. J’aborde ici l’aspect réellement humain des relations que je peux entretenir avec ces différentes personnalités, et parfois, je les ferai intervenir aussi en leur posant quelques questions.

Je vous parlerai notamment d’Antony Lellouche, Rémy Biechel, Michel Abecassis, Thomas Bichon, Jean Montury, Rony Halimi, Davidi Kitai, Antonin Teisseire, Alain Roy ou encore Nicolas Fraioli ou Jean-Philippe Leandri. Je parlerai également d’autres grands noms du poker mais je ne veux pas vous en dire trop et je laisse quelques surprises.

Pas de cartes, pas de coups, juste de bonnes anecdotes, de bons souvenirs et beaucoup d’amitié, de sympathie et de rigolades !

Et pour ce premier épisode j’ai décidé de parler un peu de ma révélation de l’année 2009 (et je pense que je suis loin d’être le seul à le penser) : Antoine Saout que je surnomme volontiers « la force tranquille » ! Notre première rencontre remonte à Août 2009 lors du Barrière Poker Tournaments de La Baule sur un sit’n’go à 500 € la veille du tournoi principal. C’est tout de même surprenant de voir un gars qui revient de Vegas avec la plus belle table finale du monde et plus d’un million de dollars en poche se déplacer à la Baule pour jouer un « petit » BPT. Je pense que ça en dit long sur le personnage. Il a su rester très terre à terre et j’ai pu le constater : cet homme est un mort de faim ! Il ne lâche jamais rien, c’est un vrai compétiteur !

Quand on le joue on comprend mieux pourquoi il est arrivé aussi loin aux WSOP et très franchement lors de cette première rencontre j’ai été tout simplement impressionné par le joueur et par l’homme.

Et puis il y a eu la finale du Partouche Poker Tour à Cannes en Septembre. Je pourrais vous faire des révélations privée très croustillantes à propos de lui mais je n’en ferai rien car j’ai pour lui énormément de respect et que je l’apprécie trop pour le trahir. En tout cas cet épisode n’a fait que confirmer ce que j’avais pensé de lui à La Baule.

Antoine si tu lis ses quelques lignes que j’écris sur toi, saches que tu m’impressionnes de jour en jour et que c’est un honneur de te compter parmi mes proches.

Et pour l’anecdote, sachez que si vous rencontrez Antoine et que vous lui offrez un verre, il lui en faudra plus pour le mettre minable ! En Octobre 2009 nous étions à Marrakech pour le World Poker Tour. Nous prenions quelques verres en terrasse avec l’ami Rémy Biechel dit « breme ». Je peux vous dire ce soit avec des cartes ou avec un verre dans les mains, Antoine est capable de vous mettre all in à n’importe quel moment ! En toute circonstance il reste « la force tranquille » et je n’ai qu’une chose à lui dire…

Bravo à toi l’ami Breton !

jeudi 14 janvier 2010

Pas de titre FPT mais peut être un titre EPT

Pas de titre FPT mais peut être un titre EPT

Perdre et gagner dans la même journée, le bilan est neutre me direz vous. Sur un bilan victoires/défaites c'est vrai vous avez raison puisque ça fait un partout cartes au centre! En terme de confiance, par contre, la journée est plutôt positive et je dois dire qu'au final même si je passe à côté d'un joli titre, j'ai à nouveau la chance de participer à un tournoi international ici, en France!

Madame Lachatte s'absente de l'ACF...

C'est l'heure d'attaquer le day 2 de la finale du France Poker Tour! Je ne suis pas mal du tout en chips puisque je redémarre à 37.400. Je suis en bonne compagnie avec à mes côtés Jan Boubli et Jérôme Zerbib.

Et après seulement 5 minutes de jeu j'ouvre une paire de 3 au cut off. Tout le monde a passé avant moi, c'est idéal pour envoyer une relance à 1.100 sur des blinds 200/400 antes 50. Jan de Big Blind est le seul à me suivre. Le flop dévoile Th-2h-3c. Jan check et je décide d'être offensif malgré mon brelan de 3 floppé, j'envoie 1.900 et il me paye. La turn est le 7h qui donne désormais une couleur possible au coeur. Cette fois Jan envoie tout de suite 4.000 et je décide de le relancer à 10.500. Il paye et nous voyons arriver la très vilaine river: Jh. La possible couleur se transforme en probable couleur. Jan envoie la boite pour 6.500 et je décide de passer mon brelan. Il me montre AhTc pour la flush max à la river! A ce moment je suis logiquement dégouté étant donné que j'étais encore devant à la turn, mais bon that's poker!
Suite à ce coup je tombe à 24.000 et je m'accroche pendant trois heures.

Comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, Rui Cao arrive à la table avec 110.000 unités devant lui, rien que ça. Il tombera cependant à 38.000 en 5 minutes. De mon côté je continue ma descente aux enfers et je tombe à 13.500. A chaque fois que je raise je me prends un tri-bet dans la gueule.

Et puis vient le coup de l'espoir: Gohanounet (Rui Cao) relance à 2.300 en middle position sur des blinds 400/800 antes 50. J'ouvre AKs et je fais tapis par dessus pour 13.500 donc. Il me paye et retourne AQ. Ma main tient et je double à 29.000. Il est 18h et nous ne sommes plus que 62 joueurs dans ce day 2. Encore trois sortants et la journée est terminée. La moyenne est à 42.000, je suis bien en dessous!

Après un quart d'heure de pause nous reprenons aux blinds 600/1.200 antes 100. Rui est remonté à 40.000 et, en mode agressif comme il sait si bien le faire, relance à 3.100. Je le sur relance à 7.600 avec AQs au bouton. Gohanounet répond tapis et j'entame ma réflexion de deux bonnes minutes. Si je passe il me reste 20.000, pas de quoi sauter de joie, autant dire que je deviens de plus en plus short stack et puis la range de mains de Rui est très ouverte. Je décide de suivre et il retourne AKs... Le coup se déroule comme précédemment et je sors du tournoi forcément déçu et énervé, notamment par ce call!


18h30, je sors de l'Aviation Club de France et mon pote Rony Halimi m'appelle. Il va à Enghien pour jouer un super satellite qualifiant à l'European Poker Tour de Deauville. Je lui demande de venir me chercher et nous partons pour Enghien...

... mais revient me voir au casino d'Enghien!

620 €, 48 joueurs, 4 tickets, le cinquième repart avec 4.620 €, voilà ce qu'il y a à savoir sur ce super satellite. Je démarre d'ailleurs de la meilleure des façons en doublant mon tapis avec un brelan de 3 floppé! Cette fois il tient! Est-ce que la roue est en train de tourner?

Puis finalement pendant deux heures je ne vois plus rien! J'arrive à garder le contact en étant short stack soit à la moitié de la moyenne pendant près d'une heure. J'arrive en table finale avec un tapis à 17.000, une moyenne à 35.000 et des blinds à 3.000/6.000 antes 500!!! Aie!!! La structure nous ratrappe! Pendant ce temps, deux joueurs sautent et nous ne sommes plus que 8 autour de la table. J'ai à ma gauche un bon ami, Suat Uyanik qui est tout de même le vainqueur des Hold'em Series!

Puis arrive ce coup assez marrant avec Suat justement. Je suis de Small Blind et il est de BB. Tout le monde passe avant moi et je lui dis: "Suat je fais tapis dans le noir comme ça toi ou moi aurons peut être la chance d'aller au bout!". Il me paye également in the dark (sans regarder ses cartes) et nous découvrons nos cartes: Suat possède une paire de 9 et j'ai 9To! C'est quoi cette poisse ^^! Mais je contre-poisse car Madame Lachatte est de retour! Je vous donne le board final 6-7-J (c'est pas moche ça!) - 2 (un petit effort) - 8 (yeeeeeeeeessssssssss)!


Suite à ce coup (de Madame Lachatte) je passe à 34.000 et je décide de passer en mode agressif! C'est le moment ou jamais de faire la différence. Je relance donc une main sur deux étant donné qu'il y a tout de même 12.500 à prendre sur chaque coup. Je fais peur et en 10 minutes de temps je passe chipleader! Je sors par la suite les deux derniers joueurs avec ma paire de 8 contre A4 et mon AQ contre A9.


Tadam! Il est pour moi le beau ticket pour l'EPT de Deauville. Bon c'est vrai il tient à ce fameux coup contre Suat qui malheureusement ne s'est pas qualifié. Ca passera une autre fois j'en suis sûr! Le poker tient à peu de choses, ici c'était à une quinte par le ventre qui rentre à la river et qui me permet de devenir agressif.

La journée se termine donc bien avec un ticket dans la poche. Il faut maintenant que je me prépare pour ce grand évènement et j'espère faire mieux que l'année dernière!

dimanche 10 janvier 2010

Ma finale du France Poker Tour : un day 1 tout en patience et prometteur !

Ma finale du France Poker Tour : un day 1 tout en patience et prometteur !



J’aime ces rendez-vous à l’Aviation Club de France, surtout lorsqu’il s’agit de beaux tournois. Cette fois ce n’est pas pour un « 55 Francs de l’ACF » mais pour la finale du France Poker Tour Saison V. N’ayant fait aucune étape du FPT j’ai donc payé le buy-in de 1.000 € pour pouvoir prétendre au titre de Champion de France de Poker. C’est une nouveauté agréable qui permet aux pros de participer à un tournoi doté non seulement d’argent mais en plus d’un titre et d’un joli trophée ! J’ai pu croiser quelques potes dont Rémy que j’ai sorti au cours de la journée.

Des amateurs et des professionnels qui jouent les uns contre les autres avec un même tapis de départ : c’est ça aussi le poker ! Bon faut dire les amateurs on les reconnaissait assez vite. Forcément quand on n’est pas habitué à faire des tournois live c’est impressionnant de se retrouver dans l’enceinte mythique de l’Aviation Club de France, de jouer avec de vrais croupiers ou encore de se battre contre des joueurs que l’on reconnait. Je me mets à leur place et je les comprends !

Cette première journée prenait fin lorsqu’il ne restait plus que 70 joueurs. Nous étions 156 sur la ligne de départ et pour ce day 1 j’avais décidé de ne rien lâcher ! Et je peux vous dire que ça n’a pas été facile car j’ai été cards dead toute la journée. En gros je me suis accroché comme un malade pour passer le cap de la première journée.

En plus d’être cards dead, je perds assez vite la moitié de mon tapis sur un coup aux blinds 50/100. Je suis de Big Blind et je découvre Q6o. Trois joueurs limpent, la Small Blind complète et je check pour enfin apercevoir un flop ! Nous sommes donc cinq à voir le flop suivant : Q-6-2 rainbow, soit un flop de rêve pour moi puisque j’ai double paires. La SB et moi-même checkons, le joueur qui parle après moi mise 450. Le joueur au bouton paye et je décide de faire un check raise en relançant à 1.250. Au final il ne reste plus que le joueur au bouton qui a payé ma relance et moi-même. La turn est un 4. Je la joue offensive est je mise 1.650. Le bouton paye. La river est un 8 et cette fois je décide de checker. Il ouvre à 2.500 et je le paye avec ma double paires. Mon adversaire dévoile 35s pour une quinte à la turn… Pas très joli surtout après mon check raise au flop. A ce moment je ne suis plus qu’à 5.000 unités sur les 10.000 de départ. Ca commence mal…

Je passe donc en mode survie et ce pendant trois longues heures ! A 19h00 ma table casse et j’arrive à celle de Rémy. Bonne ambiance, on se charrie, on tchatche un peu… A ce moment de la partie j’ai devant moi un tapis de 7.500 et la moyenne est à 16.000. Je ne suis toujours pas très à l’aise mais le changement de table me permet de voler quelques blinds en position.

Et puis arrive un moment où il faut créer un peu d’action et c’est ce que je décide de faire avec ce coup. Je suis au cut off sur des blinds 100/200 antes 25. Je décide de relancer à 550 avec J9o et la BB me tri-bet à 1.500. Je call sa sur relance et nous voyons le flop : K-3-Q rainbow. Je trouve donc un tirage quinte par le ventre. Mon adversaire check et je fais de même. La turn est un 2 qui ne change rien. Il est temps de mettre un peu de piment sur ce coup : je mise 2.000 que mon adversaire paye. La river est une brique et cette fois j’envoie 5.500. Ma mise n’est pas payée et je remporte le pot qui fait du bien à mon tapis ! Je tiens à remercier publiquement Harper (qui effectue un excellent coverage pour Winamax) pour le récit de ce bluff et pour l’image qu’il me donne à présent. Faut que je trouve un truc pour me venger maintenant, comme un truc bien ridicule ! Gare à toi Harper ^^ !

Bref suite à ce bluff je passe à 18.000 unités et je me donne un peu d’air puisque je suis juste au dessus de la moyenne ! Et puis arrive le coup où je sors Rémy. Rémy relance à 900 préflop en étant UTG sur des blinds 150/300 antes 25. J’ouvre une paire de 8 et je décide de le suivre. Le flop est magique puisqu’il dévoile J-8-6 pour un brelan ! Rémy envoie son tapis pour 4.000 et je le call sans hésiter. Il retourne une paire de 9. Rien ne vient l’aider et j’élimine Rémy qui peut être sick… A charge de revanche l’ami, je vais essayer d’aller le plus loin possible avec tes jetons !

Arrive l’un des derniers coups de la soirée sur des blinds 200/400 antes 50. Je suis de BB, un joueur en middle position relance à 1.050. La SB paye en ayant hésité à relancer et je décide de suivre également avec K6s à trèfle. Le flop est plutôt favorable puisque je trouve Ac-4s-2c pour un tirage flush max ! La SB mise 2.000 et je décide de suivre une fois mon tirage couleur à la turn. Le relanceur initial passe et nous ne sommes plus que deux. J’en viens donc à appeler Madame Lachatte pour toucher un trèfle (intérieurement évidemment). La turn est la suivante : Jc !!! Merci Madame Lachatte ! Maintenant un café, l’addition et on sera bien ! Ca arrive puisque la SB balance 3.000. Je vais relancer mais avant je fais un peu d’acting histoire d’être payé. Je raise à 8.000 et le mec paye instantanément… Je prie une nouvelle fois Madame Lachatte pour ne pas avoir une carte qui double sur la river. La dernière street est un 8d. Parfait j’ai les nuts, maintenant faut que je me fasse payer le max ! Pour la première fois pourtant mon adversaire check… Il me reste 6.000 de tapis et je balance 5.050. Le pot est déjà plus que conséquent puisqu’il dépasse allégrement les 20.000. Il réfléchit deux bonnes minutes et il paye en me montrant AQ pour une paire d’As.

Ce pot me propulse dans le top 10 de ce day 1A avec un tapis de 37.400 ! J’ai usé de patience pour cette première journée et ça a payé ! Tout est possible maintenant, l’expérience va devenir un facteur important notamment sur la gestion des masses. La suite de l’épisode FPT c’est pour Lundi à 14h00 avec le day 2A toujours à l’Aviation Club de France.

Espérons que Madame Lachatte soit toujours avec moi.

Photo by Harper

vendredi 8 janvier 2010

2010, mes résolutions poker et mon premier tournoi de l’année !


2010, mes résolutions poker et mon premier tournoi de l’année !

Un blog et de bonnes résolutions pour la nouvelle année !

Tout d’abord je vous souhaite à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2010 ! La santé bien sûr, la réussite évidemment, peu de bad beats et beaucoup de TF ainsi que des victoires. Moi pour cette nouvelle année j’ai décidé de créer mon blog.

Les blogs sont à la mode me direz-vous. Roger Hairabedian, le « champion de France de poker 2009 », vient tout juste d’en faire un avec sa réponse à ma lettre ouverte. On peut le dire, ce blog est un chef d’œuvre d’esthétisme de la part de Terminator. De mon côté je préfère faire minimaliste, sobre, bref sans prétention !

Je vais y mettre mes coups de gueule, mes coups de cœur et je vais y résumer mes tournois et j’espère mes victoires. 

Cette année doit être un peu l’année de la confirmation pour moi. J’ai réalisé une première année sur le circuit professionnel satisfaisante, il est donc temps pour moi de voir un peu plus grand, de voir plus international ! On m’a souvent reproché de ne jouer que le « 55 Francs de l’ACF ». Etant Parisien c’est vrai que je suis privilégié. Il faut donc que je fasse mes preuves sur le circuit international avec plus d’EPT, d’IPT ou même de WPT pour me préparer aux WSOP.
C’est une de mes résolutions pour cette année. Il faut également que je pense à contrôler mon humeur qui m’a valu une réputation assez médiocre sur les forums et c’est bien dommage. Une nouvelle année c’est l’occasion de prendre un nouveau départ et c’est ce que je vais faire à ce niveau là.

Bien sûr une autre résolution évidente : progresser ! Et c’est aussi pour ça que je vais tenir ce blog régulièrement. Cela m’aidera à prendre du recul sur mes tournois et si vous me laissez des commentaires constructifs je pourrais avoir des points de vue intéressants qui me feront avancer sans aucun doute !

Je compte donc sur vous pour vos critiques (positives ou négatives) que j’espère toujours constructives !

Premier tournoi de 2010 : un joyeux anniversaire à l’Aviation Club de France !

Pour mon premier rendez-vous de 2010 j’ai commencé très léger et ce fut surtout un tournoi pour le plaisir : le tournoi anniversaire de l’ACF à 150€ Mercredi dernier. Ce fut l’occasion de faire le tour de mes connaissances pour leur souhaiter la bonne année et pour passer un agréable moment. Pour l’occasion l’ACF avait fait le plein avec 150 joueurs au départ sur deux Day 1 ! Nous avions tous normalement un tapis de 15.000 unités mais grâce à mes points cumulés au classement de l'ACF j'ai pu démarrer la journée avec un tapis de 20.300 en jetons. Je suis finalement vite monté à 31.500 : de Big Blind (50/100) je call la relance du cut off à 325 avec 89s. Le flop arrive et donne A-7-T rainbow. Je check et il fait un continuation bet à 625. Je le call. La turn est magique puisque c’est un 6 qui m’apporte la quinte max. Je check à nouveau, il mise 1.500 et je le relance à 4.500. Il me paye. La river est un K, je lui envoie la boite, il me paye et je remporte le coup !

Suite à ça je prends deux sales coups. Le joueur UTG paye la BB (50/100), un autre en middle position relance à 425. J’ouvre AA et je call la relance pour attraper le joueur en MP, ayant moi-même la position sur lui. Au final je joueur UTG call et nous sommes trois pour voir le flop. 4-7-K et les deux joueurs avant moi check. J’ouvre à 1.100, le joueur UTG paye et le relanceur initial passe. La turn apporte un 2 et mon adversaire check. J’envoie 2.600 et il me revient dessus avec une relance à 7.500. Je le paye. Petite explication : si c’est un « gros » tournoi je passe tous les jours car je connais mon adversaire et je sais qu’il joue tight, donc je le vois sur un brelan. La river est un 8. Il fait tapis pour 3.500 et je le paye. Il me montre 44 pour un brelan floppé…

Le second coup, celui sur lequel je saute se goupille ainsi : un joueur agressif arrive à la table. Il me reste 20.000, la moyenne est à 24.000 et les blinds sont à 75/150. L’agro relance à 475 et j’ouvre QQ. Je décide de me servir de ma déchatte précédente avec les As et j’effectue un tri-bet pour une relance à 1.200. La BB paye et le relanceur initial également… Ca sent pas bon ! Le flop dévoile pourtant T-T-2. Un flop qui n’intéresse que Doyle Brunson quoi ! J’ouvre alors à 2.700, la BB paye et le relanceur initial se barre. La turn est un 7. La BB check, je continue à miser et j’envoie 4.500. Mon adversaire m’envoie la boite et je décide de payer certainement mourant. Finalement la turn aura été affreuse puisque mon adversaire montre 77. Je suis sick et la river n’apporte pas ma Q.

Vous aurez bientôt de mes nouvelles sur le blog. Je compte mettre en début de mois l’agenda de mes tournois, histoire d’avoir vos avis et de planifier mon « emploi du temps ».

Je vous souhaite encore une fois une bonne année 2010 et je vous attends autour des tapis vert !